Histoire du tramway à Lyon (ancien)

 

En 1881, la compagnie de transport en commun de l'agglomération, l' O.T.L. exploite environ dix lignes de tramways muent par traction animale : en général ce sont des chevaux.

 

Plan des tramways de Lyon en 1900 (pour l'agrandir cliquer dessus)

 

Une compagnie de transport se lance en 1893 à la "concurrence" de l'O.T.L. et installe un tramway électrique sur la ligne St Jean-St Just-Ste Foy les Lyon. Bien entendu ce tramway n'était pas du tout comme le tramway d'aujourd'hui. Il n'y avait qu'une seule voie avec des zones de croisements et un départ de chaque terminus toutes les une à deux heures !

En réalité ce mode de transport n'avait pour vocation uniquement que de remplacer la traction hippomobile dans certaines zones difficiles d'accès qui nécessitaient de nombreux chevaux de renfort. Les autobus n'étaient qu'à leur début et ne permettaient pas de franchir des côtes élevées.

Puis au cours des années suivantes ce mode de traction tend à se généraliser. Ainsi en 1894 une ligne desservant l'ancienne foire de Lyon est crée entre le cours Lafayette et le parc de la Tête d'Or. Ce tramway est alimenté en courant par des plots superficiels qui laissent circuler le courant uniquement lors du passage d'une rame.

 

Très rapidement plusieurs lignes ouvrent : Lyon-Vaise Ecully en 1894, Lyon Oullins , Lyon-Bellecour St Fons Vénissieux et enfin en 1899, la plus importante ligne de la ville est inaugurée : il s'agit de la ligne 7 Perrache Brotteaux. Sur cette ligne on utilise une alimentation par caniveaux souterrains. En effet ce système a été choisi de façon à " ne pas altérer la perspective des monuments et des places le long de la rue de la République "

Rue de la République le tramway 7 était alimenté par caniveaux souterrains

 

De plus de nouvelles lignes sont installées sur l'Est (Cordeliers-Cusset Cordeliers-Monchat) et se composent de rames à accumulateurs. Les accumulateurs permettent aux tramways de transporter leur propre énergie. On les construit de façon à pouvoir extraire les batteries depuis l'extérieur des voitures. Celles-ci étaient à recharge rapide et s'effectuait sur certains tronçons équipés d'une ligne aérienne.

Cependant elles avaient une autonomie très limitée, un poids mort important (alourdissant énormément les véhicules), une durée de vie très faible, elles créaient des pertes de temps dues à l'empercharge et au déperchage (sur les tronçons alimentés par une ligne aérienne), et les voyageurs souffraient d'émanations dangereuses provenant des batteries situées sous les sièges. Ce système fut très rapidement abandonné et en 1901 toutes les lignes sont alimentées par des lignes aériennes.

 

Usine de production d'électricité de la rue d'Alsace à Villeurbanne

 

L'énergie fournie aux câbles de cuivre provient en grande partie le l'usine rue d'Alsace (quatre autres usines ont été construites dans l'agglomération). Il s'agissait de centrales thermiques. La combustion du charbon entraînait un arbre qui mettait en rotation une génératrice continue. Ensuite l'énergie 600V CC était amenée vers les tramways par le biais de gros câbles de cuivre : en effet les pertes en ligne étaient énormes.

Un tramway dit "Marcinelle" sur le pont Lafayette (Mis en service en 1926)

 

Pour desservir les département de l'Isère et de l'Ain le courant continu a fait place à de l'alternatif 6600V sur les lignes les plus longues car il est plus facile à transporter et occasionne moins de pertes en ligne (Lyon-Montluel (21km) et Lyon-Brénaz (60km)).

 

Face aux autobus et aux trolleybus, les tramways n'avaient plus de grandes chances de survivre longtemps. La guerre avait aussi beaucoup détruit le réseau de surface. Peu à peu les tramways font place à d'autre mode de transport. Et c'est le 30 janvier 1956 que la dernière ligne ferme définitivement. Il s'agit de la ligne 4 Perrache-Parc de la tête d'or.

 

Fermeture de la dernière ligne de tramway en 1956

 

Mais en décembre 2000, avec les lois sur l'air les tramways reviendront en force dans l'agglomération !

Sommaire général

Page consacrée aux nouveaux tramways